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vendredi, mars 26 2004

La reprise

C'est la reprise en Argentine, tout le monde le clame.
Et elle a un effet étonnant sur les loyers. Un amis qui payait $280 (un F3 à Mendoza capital) a vu son loyer passer à $400. En effet, la demande de logement est énorme, durant la crise, tout le monde c'était replié sur la maison familiale pour économiser sur le logement. Aujourd'hui, les jeunes quittent leur famille (et quand j'y étais, j'ai assisté à plusieurs déménagements de ce type) car ils trouvent plus facilement du boulot, faisant exploser les loyers.

mercredi, août 13 2003

Buenos Aires, son tango !

Buenos Aires, est connue internationnalement pour son tango mais beaucoup moins pour un autre aspect pourant prédominnant : son insécurité. Il s'y produit en moyenne, un enlèvement (un vrai) par semaine, les enlèvements express (enlèvement à court terme pour 300 à 1000 pesos soit 100 à 300 euro) ne sont plus comptés et le taux de vol de voitures est le même que celui de vente de voitures neuves. Ou plus exactement était, jusqu'au mois dernier, où la province s'y est attaquée visant particulièrement les casses (grande filière avec la fuite au Paraguay) et un miracle a eu lieu (du moins selon les chiffres officiels) : division par 2 en une semaine des vols de voitures. Bien sûr, il y a toujours quelques petites vannes qui courrent, la meilleure : "les vols ont été divisé par 2 depuis que les policiers sont occupés par leur travail".

Autre affaire tout aussi sérieuse, un directeur de prison a changé de chambre, ainsi que quelques autres employés (18 personnes) ils sont acusés d'avoir fait sortir des détenus afin de commettre des vols (l'enquête dure depuis 5 ans) et de se partager le butin.

Avant d'aller à Buenos-Aires, réfléchissez-y 2 fois !

mercredi, août 6 2003

La météo ici

C'est marrant ce qui se passe ici pendant la vague de canicule en Europe.
La météo à Buenos Aires
En bas et dans l'ordre : la sensation thermique (2º, la température qu'on a l'impression qu'il fait, et à 99% d'humidité aujourd'hui, ça caille), la température réelle (8,2º), et l'heure. Le logo est celui de la chaine de Buenos Aires (qui produit).
En haut : la température à Mendoza et le logo de la chaine de Mendoza (qui diffuse).

Ah oui, j'allais oubier chez nous le temps c'est ça :
Pendant ce temps là, à Mendoza Capital

samedi, juillet 26 2003

Les <i>sequias</i>

Une particularité provinciale de Mendoza est la présence de caniveaux d'une taille assez impressionante :


Bien entendu, leur présence les érige au rang de mythe, chaque medocinien possède sa cicatrice d'une chûte à vélo directement dans la séquia quand il était petit, chaque touriste est tombé dedans une fois un peu caisse en sortant de boite (spéciale dédicace à Sam). Même les porteños (résidents de la province de Buenos Aires) s'y font avoir ; et en sautant d'un Dodge 4x4 ça fait haut !

Un peu d'histoire : ses sequias datent de la reconstruction de la ville (elle se sont étendues à la province depuis) après le tremblement de terre de 1860. Leur rôle est double : canaliser l'eau de pluie (où elles sont largement inefficaces car les pluies sont rares mais très fortes ici) et irriguer en eau les arbres présents dans toute la ville le long des routes (ici c'est le désert, il fait très chad l'été).

Voilà.

Il me reste 1 mois pour tomber dans une sequia si je veux repecter la tradition !

lundi, juin 30 2003

Dia D

Hier, comme tous les dimanches, c'était Dia D, l'émission de Jorge Lanata dont je vous ai déjà parlé. Je fais un petit résumé :

Le président de la cour Suprême c'est barré vendredi, juste avant de se faire destituer (un procès avec 22 points d'accusation l'attend), ce qui ouvre la voie au retrait de la loi dite du "point final" qui met à l'abri les participants à la dictature.

Kirchner, président depuis le 25 mai commence les conneries, il nomme une femme de ministre à la tête de l'organisme chargé de la surveillance anticorruption du gouvernement.

Mc Donald's : nouvelles détections de bactéries dans des steacks hachés crus (on en est toujours à 1 morts et 2 malades).

Tucumán : 1800 candidats au poste de gouverneur, le premier sort avec 43% des votes !

Bon bah c'est le bordel quoi !

dimanche, juin 15 2003

Tout ca pour un visa

Je suis parti au Chili comme prevu pour faire un visa.
Au moment ou le voyage a commence a se barrer en vrille j'ai commence a ecrire un journal (toutes les heures sont en local) :

11h le samedi, depart en car arrivee prevue a 15h30 a Los Andes.

14h (de memoire) arrivee dans la file d'attente des bus a la frontiere.
au moment de passer, ils voulaient pas laisser passer une jeune femme avec son bebe (pb de papiers).
Au bout d'un moment ils ont bien voulu mais il a fallait refaire les formalites de car ; le temps que le stewart descende, elle c'etait mise a insulter les douaniers.
Pendant qu'on attend, la tempete se leve (douane a 3050m).

16h30 (heure du chili) : on est dans le premier virage apres la douane, les camions commence a laisser la remorque sur la route pour se barrer avec le tracteur. c'est un bordel sans nom.

18h10 : on est bloques dans le 2eme virage (moins de 300m du premier), on a les chaines. Il y a 20cm de neige sur la route. Il y a 2 bebes a bord, ils sont sages.

18h30 : bonne nouvelle, un petit JCVD pour feter le bordel ambiant : Derailled

18h45 : on repart

19h05 : on est enlises, tout le monde au fond du bus pour pour mettre le poids sur les chaines. On glisse un peu vers la droite, je sais pas de quel cote est le trou.

19h15 on repart, les vitres sont gelees de l'interieur. Comme je partais pour peu de temps, j'a pas mon poncho, ni mes pompes de marche.

19h30 : on se la refait, tout le monde a l'arriere. J'arrete pas de peter, je sais pas si c'est l'air de la montagne ou la difference de pression.

19h50 j'ai la dale, j'ai juste bouffe un sandwich sncf et un paquet de pepitos aujourd'hui.

20h15 : c'est officiel, le bus est en travers : on se couvre et on passe la nuit ici.
C'est chiant, le bus est penche.

22h00 y'a enfin quelqu'un qui leur a dit d'arreter avec les telephones portables. J'aurais plutot ete partisant de laisser un message rassurant (c'est pas un accident, on fait le dos rond en attandant que ca passe) sur les repondeurs et de les couper pour si ca se barre en vrille.
Je commence a sentir le froid. Le temps d'ecrire ca (sur le palm) le conflit chiliens/argentin a demarre.

22h45 j'ai pas encore dit le nom de la compagnie de bus, je le garde pour la fin.
Les chiliens bourres au fond du bus sont tres lourds. Le plus lourd (il insultait tout le monde) vient de se faire prendre en charge par un flic refugie dans le bus (il a pete sa batterie de voiture). Le gros lourd etait (avant d'insulter tout le monde) en train d'evoquer le celebre accident d'avion dont a ete victime une equipe de rugby uruguayenne au dessus des Andes. Bien entendu, rien a voir, on est sur une autoroute ou 1000 camoins passent chaque jour, avec des telephones portables, une gendarmerie, des chasse-neige etc. Si on est pas evacues c'est plutot parsequ'il il n'y a pas vraiment de risque a rester la.

23h05 : un chasse-neige nous a sortis, on etais plantes dans le petit muret de neige qui se forme lors du deblaiment, avec le vide derriere le muret. La mauvaise nouvelle : ont etait pas dans les caracoles comme je le croyais mais bien avant.
Autre chose on m'a dit que j'aurais pu faire mon retour directement depuis le poste frontiere.
En sortant du bus, le paysage etait superbe, il n'y avait plus de tempete, la pleine lune eclairait les montagnes alentour etc. Toutes les photos sont foirees par manque de lumiere.
Un truc etonnant, il ont sorti le bus en le tirant dans le sens de la pente et ce qui devait arriver est arrive, le bus a pas pu s'arreter et a tappe le chasse-neige (pas trop fort).

23h34 : on tente de partir

23h39 : on a fait 5m, le camion qui etait devant est a cote.

00h12 : vexe, le camion se barre. Je pense qu'on va vraiment passer la nuit ici.

02h34 : j'ai reussi a dormir, on est dans les caracoles, dans un bouchon ; a l'arret.

05h35 : RAS, on a pas bouge.

07h01 : le jour se leve, on a toujours pas bouge. Je suis sense prendre mon retour a 13h a Los Andes.

07h25 : tout le monde se reveille.
D'apres une dame, on est dans la 18eme caracole (sur 36)

08h33 : biscuit et cafe, toujour pas bouge.

09h33 : pas bouge, on a perdu un chaine hier et la route est gelee. On attende le soleil.

10h14 : un chasse-neige nous prete une chaine, on repart.

10h30 : c'est la fete, ca fait 24h qu'on aurait du partir. On est dans la caracole d'en dessous de 10h14 et le chasse-neige qui la nettoie nous envoie une mini-avalanche.
Autre truc sympa : les noms des morts inscrit a la peinture rouge sur le bord de la route.

11h20 : on s'arrete, le chauffeur a mal a la jambe a force de freiner.

12h47 : je me reveille un peu avant le "cobertizo n°2" (c'est un tunel pour proteger les portions de routes qui sont dans les couloirs a avalanches) on roule super-lentement (rapport aux chaines), je sais pas ou on est.

12h55 : on vire les chaines a l'entree du cobertizo n°1, le dernier.

13h13 : on sort du paseo, on arrive dans la civilisation, on nous acclame (heu non en fait). Le mari, inquiet, de la jeune maman est venu la chercher, c'est emouvant, on ce croirait la fin du JCVD.

13h35 : je suis dans un restaurant en train de bouffer, j'ai une place pour repartir direct en Argentine (depuis la fin du paseo).
J'ai rencontre un francais marrant dans le restau (un beauf fini, Jean Claude Duss n'est plus ma reference).
On attend l'ouverture du paseo et je me casse de ce pays de sauvages :-).

15h25 : c'est officiel, le paseo n'ouvrira pas aujourd'hui (vu l'heure, ca me parrait raisonable), le bus retourne a Santiago. Je vais en profiter pour y faire un tour (je paye pas plus).

16h25 : on sort de la terminal de Los Andes.

17h30 : arrivee a la terminal de Santiago et fin du nanar ("La somme de toutes les peurs").


Voilu
Bon, bah il me reste plus qu'a le refaire dans l'autre sens !

Ps 1 : ah oui, le nom de la companie ? CATA international !

PS 2 : bonne fete papa.

jeudi, juin 12 2003

Viaje

Bon, j'ai le billet (aller-retour) pour ce week-end, je vais à Los Andes pour renouveler nom visa argentin et heu ... lire. Comme la vie est super bien faite, Ben qui vit à Valparaiso vient ce week-end en Argentine !
Donc je vais tout seul comme un con me faire chier une nuit au Chili. Enfin une nuit ... rien de garanti sachant que le passage est fermé en moyenne 2-3 jours par semaine.

mercredi, juin 11 2003

Hasta Siempre Comandante

Aprendimos a quererte
desde la histórica altura
donde el sol de tu bravura
le puso un cerco a la muerte.

Aquí se queda la clara,
la entrañable transparencia,
de tu querida presencia
Comandante Che Guevara.

Tu mano gloriosa y fuerte
sobre la historia dispara
cuando todo Santa Clara
se despierta para verte.

Aquí se queda la clara,
la entrañable transparencia,
de tu querida presencia
Comandante Che Guevara.

Vienes quemando la brisa
con soles de primavera
para plantar la bandera
con la luz de tu sonrisa.

Aquí se queda la clara,
la entrañable transparencia,
de tu querida presencia
Comandante Che Guevara.

Tu amor revolucionario
te conduce a nueva empresa
donde esperan la firmeza
de tu brazo libertario.

Aquí se queda la clara,
la entrañable transparencia,
de tu querida presencia
Comandante Che Guevara.

Seguiremos adelante
como junto a ti seguimos
y con Fidel te decimos:
hasta siempre Comandante.

Aquí se queda la clara,
la entrañable transparencia,
de tu querida presencia
Comandante Che Guevara.

lundi, juin 9 2003

Le Chili a signé II (il revient)

En 1952, Che Guevarra, à la suite de la visite d'une mine américaine au Chili, a écrit dans son petit journal : "El mayor esfuerzo a hacer es sacarce de encima al molesto amigo yanqui y esa tarea es, al menos por ahora, ciclópea, dada la gran cantitad de dólares invertidos y la facilidad con que pueden ejercer una presión económica eficiente apenas sienten sienten que sus interecs están amenazados". Soit à peu près : "Le plus gros effort à faire est virer le l'ami casse-couille Yakee et cette tâche est, du moins pour l'instant, cyclopéenne, vu la grand quantité de dollars investis et la facilité avec laquelle ils peuvent exercer une pression économique efficace dès qu'ils sentent que leurs intérets sont menacés".

À mettre en relation avec ça : "Le Chili va signer aujourd'hui le traité de libre commerce avec les États-Unis".

Finalement, plus le monde avance plus il est pareil non ?

vendredi, juin 6 2003

Le Chili a signé

Ces cons on signé le traité de libre échange avec les État-Unis, laissant entrer le loup dans la bergerie.

voyage voyage

Le petit stundman dont la petite arrive lundi va partir en voyage dans le nord et pour nous en faire profiter, il a ouvert un blog. C'est une système différent de celui qu'il avait déjà utilisé pour le sud.


Quand à moi, je suis coincé comme un con, y'a 2 mètres de neige à Libertador, je peux pas aller au Chili et mon visa expire le 28.

mercredi, juin 4 2003

Livres

J'ai acheté 2 bouquins pour travailler un peu la langue et pour en savoir un peu plus sur ce coin (pan) du monde.
Le premier : "LULA, el hijo de Brazil" de Denise Paraná (critique en anglais) est bien entendu sur Lula, j'espère en savoir un peu plus ce grand pays du nord avec ça.
Le second : "CHE, La vida por un mundo mejor" de Pacho O'Donnell, pour en savoir un peu plus sur ce type un peu taré. Ma curiosité a été aiguisée par le fait que j'ai fait un petit week-end sympa à Córdoba là où il a passé son enfance.

Il y avait aussi 2 bouquins de Jorge Lanata (sisi, c'est le même sur toutes les photos), un journaliste que j'aprécie beaucoup dans son émission télévisée mais j'ai fait l'impasse. Il a par exemple dénoncé le premier (dimanche dernier) le gouverneur de la banque centrale Alfonso Prat-Gay pour avoir sorti $2 000 000 (pesos) sans les déclarer aux impots.

mardi, juin 3 2003

Tango

J'ai fait mon premier cours, d'une session accélérée genre "apprenez en 2 mois", c'est cool comme truc. Par contre, je suis le seul mec en dehors du prof et ça c'est chiant.
Sinon, ça fait travailler l'équilibre ce qui est plutôt pas mal pour moi.